Barnett Newman, Yve-Alain Bois, Carole Mancusi-Ungaro, Suzanne Penn, Pierre Schneider, Jean Clay, Richard Shiff
Barnett Newman - Écrits
Collection : Vues
544 pages
index
27 illustrations couleur
141 illustrations noir et blanc
format 25 x 21 cm
32.50 €
ISBN 978-2-86589-061-3
ISSN 1150-2428
1re édition : 2011
Auteurs :
Barnett Newman, Yve-Alain Bois, Carole Mancusi-Ungaro, Suzanne Penn, Pierre Schneider, Jean Clay, Richard Shiff
Traducteurs :
Pierre Alferi, Éric de Chassey, Jean-Louis Houdebine, Ginette Morel
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« J’ai aidé la peinture à s’élever au rang d’une vision nouvelle et grandiose… »
Barnett Newman

La stature de Barnett Newman n’a cessé de grandir depuis sa mort à New York en 1970. Il est l’homme qui a forclos l’expressionnisme abstrait et ouvert la voie aux nouvelles générations (minimalisme, color painting) – l’égal mais aussi l’opposé de son ami Jackson Pollock. Anarchiste, métaphysicien, agnostique, philosophe, polémiste, Newman revendique pour la peinture des ambitions sans limites : l’œuvre doit s’affirmer « devant la terreur de l’inconnaissable », elle défie « le chaos noir et dur qu’est la mort ».
Par ses textes comme par ses tableaux, l’artiste explore l’interstice entre culture et culte, entre le tangible et l’intangible, entre la concrétude de l’œuvre et le tremblé de la transcendance, entre la finitude de l’homme et l’infini de l’art.

Textes anachroniques, en un sens, à l’âge de l’industrie culturelle. Utopiques, démesurés – comme si se jouait là, dans l’art, un choix de civilisation.
Newman voulait arracher la peinture au formalisme. Son œuvre – il y insiste – est née de la révélation du désastre après la guerre : Auschwitz, Hiroshima. Contre la barbarie, il a cherché à produire des images de haute densité, des totems, des « concrétions d’émotion ». Dans le silence du face à face avec l’œuvre, le regardant doit acquérir un sentiment héroïque de sa condition d’homme.
Mais l’ambition était aussi au cœur du travail quotidien de Newman : « … quand vous êtes dans votre atelier, vous êtes en train de faire la plus belle œuvre qui ait jamais été peinte. Pas la plus belle œuvre que vous puissiez faire : la plus belle qui ait été peinte ! ».

L’édition française des Écrits s’accompagne d’un appareil de notes substantiel qui replace la pensée et la vie de Newman dans le contexte des années 1940-1970 à New York. Une série d’essais sont consacrés à l’analyse de l’œuvre de Newman par Yve-Alain Bois, Carol Mancusi-Ungaro, Suzanne Penn et Pierre Schneider.